“Si vous êtes un étranger et que vous commettez un crime, un délit, c’est dehors !” : Jordan Bardella Déclare une Guerre Totale pour l’Ordre, l’Identité et la Rupture Pénale en France

“Si vous êtes un étranger et que vous commettez un crime, un délit, c’est dehors !” : Jordan Bardella Déclare une Guerre Totale pour l’Ordre, l’Identité et la Rupture Pénale en France

Jordan Bardella : "Je demanderai la dissolution de l'Assemblée si j'arrive  en tête aux Européennes" - YouTube

L’actualité française est souvent perçue comme un tissu de crises successives, où l’État semble impuissant face à des phénomènes sociaux qui gangrènent le quotidien.

Mais lorsque Jordan Bardella, figure de proue du Rassemblement National, prend la parole, il ne se contente pas de constater : il sonne l’alarme d’une menace existentielle et appelle à une rupture radicale, presque guerrière, pour la survie de l’identité française.

S’appuyant sur les témoignages recueillis dans son livre, “Ce que veulent les Français,” il a exposé un programme politique qui se veut un cri de colère et un remède d’urgence face à ce qu’il nomme l’« ensauvagement » du pays.

Loin du discours technique, Bardella articule une vision émotionnelle et implacable de l’ordre, de la laïcité et de la souveraineté économique.

La virulence de son propos n’est pas un hasard. Elle répond, selon lui, à un sentiment d’abandon profondément ancré chez ses concitoyens.

Qu’il s’agisse de la crise du narcotrafic à Marseille ou Grenoble, de l’enracinement de l’islamisme ou de la détresse économique des artisans, le constat est le même : la puissance publique a démissionné.

La Guerre Sans Merci contre le Narcotrafic et le Système de l’Excuse

Face à la crise du narcotrafic, qui se traduit par des actes criminels récurrents, Jordan Bardella pose un diagnostic simple et dévastateur : la lutte est perdue “puisqu’elle n’est pas menée”.

Pour lui, il s’agit d’un “combat existentiel” qui crée une véritable “sécession” dans d’innombrables quartiers, abandonnant les “compatriotes honnêtes” à la loi des trafiquants.

L’objectif est clair : mener une “guerre sans merci”. Cette guerre doit d’abord passer par la reprise en main de nos frontières nationales pour stopper l’entrée des substances. Mais le point le plus explosif de sa proposition réside dans la réforme pénale.

Bardella dénonce 30 années de “politique de l’excuse” et de laxisme judiciaire. Il propose un tournant spectaculaire par l’instauration de peines minimales (ou peines planchers), affirmant que si les peines maximales existent dans le droit français, les minimales doivent exister pour garantir une sanction réelle.

Mais la mesure qui cristallise la fermeté de sa position est l’expulsion des délinquants étrangers. Sans équivoque, il martèle : « Voilà, vous êtes un étranger en France, vous commettez un crime ou un délit, dehors ! ».

Pour lui, il est “inacceptable et insupportable” de conserver sur le territoire des individus qui ne respectent ni les lois ni les us et coutumes du pays.

Cette fermeté s’étend à la gestion des peines. Il souhaite mettre fin aux aménagements de peine pour toute condamnation supérieure à six mois de prison ferme prononcée pour atteinte à l’intégrité physique. L’intégrité physique, clame-t-il, doit retrouver son caractère sacré.

Bardella répond ici directement à la détresse de femmes qui, comme René de Marseille, se demandent comment elles pourront “se balader sereinement” le soir. Il évoque ces millions de Françaises qui “changent de trottoir, modifient leur tenue, regarde derrière elle en rentrant chez elle”.

Un volet de sa stratégie vise également les consommateurs de stupéfiants. Il les considère comme “coresponsables de ces massacres”. Sa réponse est un durcissement des amendes et une intransigeance accrue envers la récidive, rejetant avec force l’« angélisme » de ceux qui appellent à la légalisation.

Pour Bardella, c’est une erreur politique et morale qui ne ferait qu’aggraver la situation.

Le Péril Identitaire et la Bataille pour la Laïcité

Jordan Bardella appelle à "reprendre le contrôle" à Mayotte au risque que  ça devienne "notre futur" - YouTube

Au-delà de l’insécurité physique, Jordan Bardella pointe du doigt ce qu’il considère comme une menace existentielle pour l’âme même de la France : la montée du fondamentalisme islamiste.

Il s’appuie sur des enquêtes récentes montrant l’augmentation de la pratique religieuse rigoriste, notamment chez les jeunes, et le port du voile, qu’il juge désormais un “standard des fondamentalistes islamistes”.

Pour lui, cette situation est la conséquence directe de “30 années de politique d’immigration hors de contrôle” et du refus d’une politique d’assimilation. Il rappelle qu’autrefois, l’État exigeait des arrivants “d’oublier une partie de leur culture d’origine pour se fondre dans la culture nationale”, mais que cette exigence a disparu.

Le résultat, dit-il, est un « basculement démographique » qui conduit à une islamisation s’enracinant dans d’innombrables territoires. Ce processus représente aujourd’hui, selon le leader du RN, la “plus grande menace”, celle qui pèse sur “l’identité française, à savoir la disparition de la France dans beaucoup de quartiers”.

Pour y faire face, Bardella propose des mesures de choc. Il mènera une lutte “sans merci” contre le fondamentalisme islamiste en :

Fermant les mosquées radicales : Il affirme que près de 500 mosquées identifiées par les services de renseignement ne sont toujours pas fermées.

Expulsant les étrangers radicalisés pour permettre aux services de se concentrer sur les islamistes français.

Dissolvant toutes les organisations qui diffusent la haine de l’Occident, la haine des juifs et la haine des femmes.

Sur la question spécifique du voile, Bardella plaide pour l’extension de la loi de 2004 — qui interdit le port de signes religieux ostentatoires à l’école — à l’ensemble de la sphère publique : mairies, universités et tous les bâtiments ayant des missions de service public.

L’objectif est de réaffirmer la laïcité et de faire des lieux publics des “sanctuaires républicains”, où s’applique la loi commune et où est revendiquée l’égalité fondamentale entre les hommes et les femmes.

Ce n’est pas seulement une question de loi, c’est un combat de civilisation : « Je n’envisage pas que mon pays disparaisse dans 30, 40 ou 50 ans ». Le temps, conclut-il, est notre pire ennemi.

Libérer l’Économie de la Solitude et du Confiscatoire

L’ordre ne saurait être complet sans le redressement économique. S’appuyant sur l’exemple poignant du boulanger Olivier dans son livre, contraint de fermer boutique après que sa facture d’électricité ait été “multipliée par cinq”, Bardella illustre le “grand effacement de la France” rurale.

La boulangerie, souvent le “dernier lieu de vie du village”, est un symbole de cette souffrance silencieuse.

Le problème est double : un État « confiscatoire » et des règles européennes jugées absurdes. Bardella dénonce la solitude des Français, qui se sentent obligés de “travailler pour l’État” et d’être accablés par les normes et la « paperasse administrative ».

Il cite le cas des agriculteurs qui passent “deux jours et demi par semaine” à remplir des formulaires au lieu de travailler de leurs mains. Le besoin de “liberté” est au cœur de son programme économique.

La solution la plus retentissante est la promesse d’une énergie bon marché. Il impute la désindustrialisation et la fermeture des commerces aux règles européennes qui forcent la France à aligner le prix de son électricité nucléaire, naturellement moins chère, sur le prix allemand.

Si le RN parvient au pouvoir, il s’engage à faire en sorte que la France puisse vendre son électricité à ses entreprises et aux ménages à un prix dérisoire de « 50 ou 60 euros le MW », afin de redevenir un véritable “paradis énergétique”.

La Dignité Retrouvée : Fin de la Diplomatie “à Genoux”

Enfin, l’ancien eurodéputé aborde la question de la souveraineté dans la diplomatie, visant particulièrement les relations avec l’Algérie. Il critique violemment la gestion d’Emmanuel Macron, accusé d’avoir fait “beaucoup de mal à la voix de la France” et d’avoir démissionné face aux provocations.

Pour Bardella, la France doit retrouver sa dignité. Il rappelle que la France a donné son indépendance à l’Algérie, et que cette dernière doit maintenant “nous donner la nôtre”. Sa position est celle d’une réciprocité totale et sans concession :

Si l’Algérie refuse de récupérer ses ressortissants délinquants, plus aucun visa ne sera délivré aux Algériens.

La France mettra fin aux subventions et à l’argent des contribuables transférés à l’Algérie.

Les chefs d’État algériens ne pourront plus “venir se faire soigner en France tant que vous insulterez la France”.

C’est une politique de fermeté visant à mettre fin à la “naïveté bien française” et à la diplomatie qui évolue “un genou à terre”.

En conclusion, Jordan Bardella, fort de son ancrage populaire qu’il revendique haut et fort — soulignant n’avoir pas fait l’ENA mais ayant été élevé dans une cité — propose non pas une simple alternance, mais une refondation.

Une refondation fondée sur la certitude que l’ordre, l’identité et la prospérité ne peuvent revenir qu’à travers un “sursaut pénal” et un “sursaut civilisationnel”.

Il veut incarner la voix de ces Français, qui se sentent seuls et trahis, mais qui détiennent, selon lui, le “bon sens populaire” et les solutions pour redresser un pays qu’ils craignent de voir disparaître.

Le message est un avertissement : l’inaction n’est plus une option, car l’heure est venue de choisir entre le maintien des lois républicaines ou l’acceptation de la “sécession” qui s’installe.

Related Posts

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *