🚨LA FIN QU’IL MÉRITAIT : L’ESPRIT LE PLUS TOXIQUE DE L’ALLEMAGNE NAZIE : Les derniers instants de Julius Streicher : Révélations sur le principal propagandiste du Reich et sa double vie choquante. 👇

Les derniers instants de Julius Streicher : la fin ignoble du plus toxique propagandiste du Reich

Le 16 octobre 1946, à 2 h 12 du matin, dans le gymnase transformé en prison du palais de justice de Nuremberg, Julius Streicher, 61 ans, ancien Gauleiter de Franconie et fondateur du journal antisémite Der Stürmer, gravit les treize marches de l’échafaud. C’est le neuvième pendu de la nuit.

Les huit précédents (Ribbentrop, Keitel, Kaltenbrunner, Rosenberg, Frank, Frick, Jodl, Seyss-Inquart) sont déjà morts ou agonisent encore au bout de leurs cordes. Streicher, lui, va offrir au monde l’une des exécutions les plus glaçantes de l’histoire.

Les témoignages des bourreaux américains, du prêtre luthérien, des journalistes et des gardiens concordent sur un point : jamais homme n’a aussi parfaitement incarné la haine jusqu’à son dernier souffle. Menotté, le crâne rasé, vêtu d’un simple pyjama kaki, Streicher refuse le bandeau.

Il hurle « Heil Hitler ! » en arrivant sous la potence, puis crache au visage du soldat qui lui passe la corde. Quand le bourreau John C.

Woods ajuste le nœud, Streicher ricane : « Vous pendez un innocent ! Les bolchéviques vous auront bientôt ! » Puis, au moment où la trappe s’ouvre, il lance son ultime phrase, hurlée dans un mélange d’allemand et d’anglais : « Purimfest 1946 ! » Une référence obscène à la fête juive commémorant la mort d’Haman, le persécuteur des Juifs dans le Livre d’Esther.

Il voulait dire que les Juifs se vengeaient enfin. Il meurt en riant.

Mais ce que peu de gens savaient alors, et que les archives déclassifiées depuis vingt ans ont révélé, c’est que Julius Streicher était bien pire encore que l’image publique du fanatique débraillé. Derrière le propagandiste hystérique se cachait une double vie d’une hypocrisie et d’une perversion absolues.

Les enquêteurs américains, en perquisitionnant sa propriété de Pleikershof près de Nuremberg après son arrestation en mai 1945, découvrirent des choses qui choquèrent même les officiers habitués aux horreurs nazies.

Dans une cave secrète, derrière une bibliothèque pivotante, se trouvaient des milliers de photographies pornographiques, dont une partie mettait en scène Streicher lui-même avec des jeunes femmes – parfois très jeunes – qu’il faisait venir sous prétexte d’« entretiens » pour le journal.

Plusieurs victimes, retrouvées vivantes après la guerre, témoignèrent qu’il les menaçait de les dénoncer comme « ennemies du Reich » si elles refusaient ses avances.

L’une d’elles, une secrétaire de 19 ans en 1943, raconta qu’il lui avait montré une édition spéciale de Der Stürmer où son propre visage avait été collé sur un corps nu avec la légende « La pute juive ».

Il riait en lui disant : « Tu vois ce qui arrive aux filles qui désobéissent. »

Plus troublant encore : parmi les documents saisis figuraient des lettres d’amour enflammées adressées à une femme juive de Vienne, une certaine Ruth K., qu’il avait personnellement protégée en 1938 en échange de faveurs sexuelles. Il l’avait installée dans une dépendance de sa propriété, lui épargnant la déportation jusqu’en 1944.

Quand elle fut finalement arrêtée sur ordre de Himmler, Streicher pleura pendant des jours, selon le témoignage de sa gouvernante. Il conserva sa photo dans son portefeuille jusqu’à sa mort.

Le journal Der Stürmer, dont il était propriétaire et rédacteur en chef unique, avait atteint des tirages de près de deux millions d’exemplaires en 1938. Les enfants allemands apprenaient à lire avec des dessins montrant des Juifs buvant le sang d’enfants chrétiens.

Streicher gagnait des fortunes : droits d’auteur, pots-de-vin des industriels qui achetaient la « protection » contre ses attaques, extorsion pure et simple. À son arrestation, il vivait dans un luxe insolent alors que le Reich s’effondrait.

Lors de son procès, il tenta la carte de la folie. Les psychiatres américains le déclarèrent parfaitement sain d’esprit, mais atteint d’une « perversion sexuelle sadique » et d’un « délire obsessionnel antisémite ».

Il passa ses derniers mois à dessiner des caricatures obscènes sur les murs de sa cellule et à écrire des poèmes d’amour à sa seconde femme, Adele, qu’il avait épousée après avoir fait interner la première, jugée trop « molle » avec les Juifs.

Le 1er octobre 1946, quand le verdict de mort fut prononcé, Streicher éclata d’un rire hystérique qui dura plusieurs minutes. Il refusa tout prêtre, tout repas final, et demanda seulement qu’on lui laisse son exemplaire personnel du Protocoles des Sages de Sion.

Dans les heures qui précédèrent l’exécution, le gardien américain John Woods nota dans son journal : « Streicher est le seul qui ne montre aucune peur. Il est excité, comme s’il allait à une fête. »

La potence fit mal son œuvre : la trappe était trop courte, le nœud mal placé. Streicher agonisa plus de quatorze minutes, se débattant, frappant des pieds contre la planche. Certains dirent qu’on l’entendait encore murmurer « Adele… Adele… » entre deux râles.

Son corps fut incinéré le lendemain avec ceux des autres condamnés. Les cendres furent jetées dans un ruisseau anonyme près de Munich.

La haine pure, jusqu’au bout, n’a même pas eu droit à une tombe.

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