Une chambre d’hôtel restée « hors service » pendant 41 ans… Des ouvriers en rénovation ont découvert qu’un couple n’avait jamais quitté les lieux ni pointé, tandis que d’autres ouvriers surnommaient l’« Hôtel des Hurlements » : des pleurs et des coups frappés aux murs provenant du deuxième étage se faisaient entendre chaque nuit.

Une chambre d’hôtel restée « hors service » pendant 41 ans… Des ouvriers en rénovation ont découvert qu’un couple n’avait jamais quitté les lieux ni pointé, tandis que d’autres ouvriers surnommaient l’« Hôtel des Hurlements » : des pleurs et des coups frappés aux murs provenant du deuxième étage se faisaient entendre chaque nuit

Pendant plus de quarante ans, une chambre d’hôtel située au deuxième étage d’un ancien établissement provincial est demeurée fermée, officiellement pour « travaux ». Aucun visiteur, aucun employé, aucun gérant n’avait plus mis un pied dans la pièce depuis 1984.

Lorsque l’hôtel fut racheté en 2025 par un groupe de rénovation spécialisé dans la transformation d’établissements anciens, personne n’imaginait que cette chambre deviendrait le centre d’un mystère glaçant mêlant silence, légendes locales et découvertes troublantes.

Les ouvriers, après quelques jours de travail, commencèrent à parler d’« Hôtel des Hurlements », un surnom qui s’imposa rapidement lorsque des bruits étranges, des coups secs et parfois de longs gémissements résonnaient dans les murs chaque nuit, toujours du même endroit : le deuxième étage, couloir ouest, chambre 214.

Selon les archives retrouvées plus tard, la chambre 214 avait été mise « hors service » après la disparition inexpliquée d’un couple qui s’y était enregistré pour une semaine de vacances. Le registre, jauni par le temps, indiquait l’arrivée du couple le 12 août 1984.

Aucun départ n’avait été enregistré, mais l’hôtel avait noté en marge, dans une écriture rapide et nerveuse : « Ne pas réattribuer. Chambre fermée. Problème interne. » Aucun employé actuel ne savait ce que cela signifiait. Les plus anciens, interrogés par les nouveaux propriétaires, n’apportèrent que des réponses vagues.

Certains prétendaient ne jamais avoir entendu parler de cette chambre, d’autres évoquaient un incident jamais élucidé, rapidement étouffé par la direction.

Lorsque les ouvriers commencèrent la rénovation, plusieurs d’entre eux déclarèrent entendre des pleurs étouffés lorsque la nuit tombait. Au départ, ces récits furent attribués à la fatigue ou à l’effet inquiétant du vieux bâtiment aux couloirs sombres.

Mais lorsque plusieurs équipes différentes rapportèrent exactement les mêmes phénomènes, aux mêmes heures, la situation devint préoccupante. Certains racontèrent même avoir entendu des voix chuchotées derrière les murs, comme si deux personnes se disputaient doucement, leur conversation se perdant dans une suite de murmures incompréhensibles.

Les coups, eux, étaient nets, réguliers, toujours à trois reprises, comme un signal.

La décision fut finalement prise d’ouvrir la chambre 214. La porte, rouillée, avait été scellée par plusieurs couches de peinture et une barre métallique. Il fallut près de quarante minutes pour l’ouvrir. À l’intérieur, une odeur de renfermé envahissait l’air.

Mais ce qui frappa le plus les ouvriers, ce ne furent pas les meubles anciens recouverts de draps grisâtres, ni la poussière accumulée, mais la scène figée au centre de la pièce : deux valises encore ouvertes au pied du lit, des vêtements soigneusement pliés sur une chaise, deux tasses de café à moitié pleines, comme si les occupants s’étaient absentés pour quelques minutes seulement.

Aucune trace d’effraction, aucun signe de lutte, pas un papier pour expliquer un éventuel départ précipité. Rien n’indiquait qu’un couple avait quitté la chambre, et tout signalait au contraire qu’ils avaient prévu d’y passer la nuit.

Le plus troublant fut la découverte, dans le tiroir de la table de nuit, d’un carnet appartenant à la femme du couple. Les dernières pages décrivaient une sensation d’oppression croissante dans la chambre, des bruits derrière les cloisons et l’impression persistante d’être observée.

Son dernier message, griffonné hâtivement, disait : « Si quelque chose nous arrive, la source est dans les murs. » Après cette phrase, plus rien. Le carnet s’arrêtait net. Les enquêteurs n’ont jamais retrouvé le couple, ni leurs traces en dehors de la pièce.

L’hôtel fut immédiatement évacué. Une inspection approfondie révéla qu’un ancien passage de service, muré depuis les années 1970, se trouvait directement derrière le mur de la chambre 214. Le couloir dissimulé était étroit, sombre et envahi par la moisissure.

À l’intérieur, on trouva des marques profondes sur les parois, comme si quelqu’un avait frappé désespérément pour attirer l’attention. Les experts n’ont pu dater précisément ces marques, mais certaines semblaient relativement récentes, impossibles à expliquer dans un passage muré depuis des décennies.

Les légendes locales, longtemps réduites à des histoires de veillées, refirent alors surface. On racontait que l’hôtel avait été construit sur les ruines d’une ancienne pension incendiée en 1923, où plusieurs personnes avaient trouvé la mort.

Des témoins affirmaient entendre depuis des décennies des bruits dans les murs du bâtiment, mais personne n’avait voulu en parler publiquement.

Depuis ces découvertes, l’hôtel reste fermé au public. Les propriétaires ont interrompu les travaux, invoquant des « raisons administratives ». Les ouvriers, eux, refusent catégoriquement d’y remettre les pieds. Certains jurent encore que des silhouettes se dessinaient dans l’obscurité du couloir les nuits précédant l’ouverture de la chambre 214.

D’autres affirment que les hurlements se sont tus depuis, comme si le bâtiment avait enfin relâché un secret gardé trop longtemps.

Ce qui est arrivé au couple disparu, et surtout ce qui se cache réellement derrière les murs de la chambre 214, demeure un mystère.

Mais une chose est certaine : l’« Hôtel des Hurlements » a encore bien des choses à révéler, et le silence actuel ne fait qu’ajouter à l’inquiétude de ceux qui ont été témoins de ces phénomènes.

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