CHARLOTTE pulvérise un RAPPEUR sur ses PROPOS anti-FRANCE

C’est une séquence qui restera gravée dans les annales des débats télévisés français, tant par sa violence symbolique que par la gravité des sujets abordés.
Au cœur de la tempête médiatique : Nick Conrad, un rappeur français propulsé sur le devant de la scène non pas pour son talent musical, mais pour la violence inouïe de ses textes visant spécifiquement les personnes de couleur blanche.
Face à lui, la journaliste et éditorialiste Charlotte d’Ornellas, connue pour son franc-parler et sa pugnacité, a livré une contre-argumentation implacable, démontant pierre par pierre l’édifice victimaire de son interlocuteur. Retour sur une confrontation qui dépasse le simple cadre du divertissement pour toucher aux fondements mêmes de notre pacte républicain.
La Genèse du Scandale : Des Mots qui Tuent
Pour comprendre l’intensité de cet échange, il faut revenir à la source du malaise. En 2018, Nick Conrad diffuse un clip intitulé « Pendez les Blancs ».
Les paroles sont sans équivoque, d’une brutalité qui laisse pantois : « Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents ». Loin de la métaphore poétique ou de la figure de style, le texte est une injonction directe, crue, et sanguinaire.
Sur le plateau, face à Charlotte d’Ornellas, le rappeur tente de maintenir une posture intellectuelle, affirmant parler au présent pour dénoncer un passé. Mais la journaliste ne l’entend pas de cette oreille.
Avec une précision chirurgicale, elle le renvoie à la réalité de ses écrits : « Vous parlez au présent et vous chantez ça […] Qu’est-ce qui se passe dans votre tête en fait ? ».
Cette question, simple en apparence, souligne l’abîme qui sépare la justification artistique de la réalité de l’incitation à la haine.
L’Excuse de la Victimisation : Une Ficelle Usée
La stratégie de défense de Nick Conrad est classique, presque rodée : celle de la victime systémique. Il évoque un « vécu », un pays où il ne se sent « pas forcément toujours accepté ».
Il tente de dresser un parallèle douteux entre son appel au meurtre et une supposée oppression subie, se servant de l’histoire (souvent mal digérée) comme d’un bouclier.
Charlotte d’Ornellas, loin de se laisser intimider par cette rhétorique culpabilisatrice, contre-attaque sur le terrain des faits. Elle pointe du doigt l’indécence qu’il y a à invoquer la souffrance pour justifier d’infliger la mort, même symboliquement.
« Vous avez une posture victimaire qui est insupportable », lance-t-elle, traduisant le sentiment d’une grande partie de l’opinion publique excédée par ce deux poids, deux mesures permanent. Elle rappelle que la souffrance, réelle ou supposée, ne donne aucun passe-droit pour la haine raciale.
L’argumentation du rappeur vacille lorsqu’il tente d’expliquer l’inexplicable par une anecdote personnelle tragique impliquant un ami métis. Si l’histoire est dramatique, la journaliste rappelle avec fermeté qu’elle ne saurait justifier un appel générique au massacre de « bébés blancs ».
C’est là tout le nœud du problème : la généralisation raciste en réponse à un acte individuel, un mécanisme que l’antiracisme prétend combattre mais que Conrad semble embrasser totalement.

La Justice a Tranché : La Liberté d’Expression n’est pas un Droit à la Haine
Le débat prend une tournure juridique nécessaire. Il est crucial de rappeler que les propos de Nick Conrad ne sont pas restés lettre morte devant les tribunaux.
Condamné en première instance en 2019 à 5 000 euros d’amende avec sursis, la sanction s’est alourdie en appel en 2020, transformant le sursis en amende ferme.
La justice a estimé que ces paroles excédaient « les limites de la liberté artistique » et constituaient une « incitation claire à la haine ».
Charlotte d’Ornellas s’appuie sur ce socle légal pour verrouiller son argumentation. Elle rappelle les lois de la République, notamment la loi de 1881 sur la liberté de la presse et le Code pénal, qui punissent sévèrement l’incitation à la violence et à la discrimination.
En citant les textes, elle montre que la France, contrairement aux États-Unis de l’époque Jim Crow cités maladroitement par le rappeur, n’a jamais institué de ségrégation raciale légale sur son sol métropolitain.
Cette mise au point historique est cinglante pour celui qui tente d’importer des grilles de lecture américaines pour justifier sa haine hexagonale.
L’Horreur de l’Indifférence et du Deux Poids Deux Mesures
L’un des moments les plus forts de l’échange réside dans la dénonciation du « deux poids, deux mesures ».
Charlotte d’Ornellas soulève une question qui fâche : que se passerait-il si les rôles étaient inversés ? Si un chanteur blanc appelait à pendre des noirs et à tuer leurs enfants dans des crèches ? La réponse est dans la question. Le tollé serait mondial, la condamnation unanime et immédiate.
Ici, malgré la condamnation judiciaire, le rappeur est invité sur les plateaux, on lui donne la parole pour s’expliquer, on tente de comprendre le « message » derrière l’abjection. C’est cette complaisance médiatique, cette tentative permanente de trouver des circonstances atténuantes à la haine anti-blanche, que la journaliste fustige.
Elle refuse de « prendre de la distance » comme le demande Conrad.
Pourquoi faudrait-il prendre de la distance avec des appels au meurtre ? « Ceux qui vous écoutent ne prennent pas de distanciation, ils vous prennent au mot », avertit-elle, soulignant la responsabilité immense de l’artiste dans un climat social déjà explosif.
Une France qui Dit Stop
Au-delà du clash, c’est l’image d’une France qui refuse de se laisser insulter qui ressort de cet entretien. Quand Nick Conrad chante « J’ai baisé la France jusqu’à l’agonie », Charlotte d’Ornellas répond avec tripes et cœur : « La grand-mère de cet hexagone, c’est la mienne ».
Cette personnification de la nation, blessée par les mots du rappeur, résonne puissamment.
Elle lui rappelle une vérité simple mais essentielle : nul n’est retenu de force. Si la haine pour ce pays est si viscérale qu’elle pousse à de telles extrémités verbales, la porte est ouverte. Ce n’est pas un rejet de l’autre, mais un rappel de cohérence.
On ne peut pas prétendre vouloir « changer les mentalités » par l’amour en prêchant la barbarie la plus crasse.
En pulvérisant les arguments de Nick Conrad, Charlotte d’Ornellas n’a pas seulement gagné un débat rhétorique. Elle a posé une limite morale. Elle a rappelé qu’il y a des lignes rouges que ni l’art, ni la souffrance, ni le « style » ne peuvent autoriser à franchir.
Dans une époque où la victimisation sert trop souvent de sauf-conduit à la violence, cette remise à l’heure des pendules apparaît comme une nécessité salutaire. Le message est clair : le racisme, d’où qu’il vienne et qui qu’il vise, ne peut être toléré, et encore moins justifié.