DERNIÈRE MINUTE – « ELLE RESPIRAIT ENCORE » Christine, 78 ans, retrouvée vivante après 11 jours de disparition dans les bois du Suffolk : le communiqué choc de la police fait pleurer l’Angleterre entière
Par Emily Harper, Ipswich (Suffolk) – 27 novembre 2025 – 06h14
Elle s’appelle Christine Margaret Wilson. 78 ans. 1 m 58. Cheveux blancs toujours impeccablement coiffés. Lunettes à monture dorée. Petite grand-mère adorée de six petits-enfants qui, depuis le 16 novembre, dormaient avec son portrait sous l’oreiller.
Hier soir à 22 h 47, la police du Suffolk a publié le communiqué que personne n’osait plus espérer :

« Nous avons retrouvé Mme Christine Wilson vivante dans la forêt de Rendlesham, secteur est, à 9,2 km de son domicile. Elle est dans un état critique mais stable. Elle a été transportée en urgence à l’hôpital d’Ipswich. L’enquête se poursuit. »
Onze jours. Onze jours sans nourriture, sans eau potable, sans manteau d’hiver, avec des températures descendant à –3 °C la nuit. Onze jours où toute l’Angleterre retenait son souffle.
Christine avait disparu le dimanche 16 novembre à 14 h 12 précises. Caméra de vidéosurveillance : on la voit quitter son petit bungalow de Woodbridge, panier à la main, direction la boulangerie du village. Elle n’est jamais arrivée.
Son téléphone s’est éteint à 14 h 29, batterie vide, dans la forêt de Rendlesham – ce lieu déjà célèbre pour son prétendu « incident OVNI » de 1980.
Les recherches ont été titanesques :
1 400 volontaires 67 chiens pisteurs 4 hélicoptères avec caméras thermiques drones, plongeurs dans les étangs, cavaliers, même l’armée avec des détecteurs de métaux. Rien. Les médias parlaient déjà au passé. Les petits-enfants préparaient les funérailles.
Et puis, hier après-midi, un miracle.

Un garde forestier, David Cooper, 54 ans, qui promenait son springer spaniel « Rusty » hors des sentiers battus, a vu quelque chose briller entre les fougères : les lunettes dorées de Christine, à moitié enfouies dans la boue.
À 16 h 42, il a appelé le 999. À 16 h 58, les premiers secours arrivaient. Ce qu’ils ont découvert est au-delà des mots.
Christine était allongée dans un creux naturel formé par les racines d’un vieux chêne, recroquevillée comme un fœtus, enveloppée dans… son propre cardigan rose tricoté main, trempé, gelé, mais encore autour d’elle. Autour d’elle : une « maison » de fortune. Des branches disposées en cercle pour couper le vent.
Des feuilles mortes entassées comme couverture. Et, à côté de sa main droite, un petit crucifix en bois qu’elle portait toujours au cou, et un morceau de papier kraft (un ancien sac de courses) sur lequel elle avait écrit, au crayon à papier, d’une écriture tremblante mais lisible :
« Je suis là. Dites à mes petits-enfants que Mamie les aime. J’ai froid mais je pense à eux. Christine. »
Elle avait survécu en buvant l’eau de pluie recueillie dans une feuille de chêne roulée en entonnoir. Elle avait mangé des baies (miraculeusement non toxiques) et des écorces.
Elle avait marché 9,2 km en ligne droite dans la forêt, sans boussole, avec une démence débutante diagnostiquée il y a deux ans.
Quand les secouristes l’ont trouvée, elle pesait 34 kg. Température corporelle : 28,7 °C. Mais elle respirait.
Et quand le paramedic Tom Reynolds s’est penché vers elle et a dit « Christine, on vous ramène à la maison », elle a ouvert les yeux et murmuré : « Dites-leur que je n’ai pas eu peur. »
L’hôpital d’Ipswich a déclenché le « Code Rouge ». Hypothermie sévère, déshydratation extrême, infections pulmonaires, gelures aux extrémités. Mais à 03 h 14 cette nuit, le médecin-chef, le Dr Sarah Patel, est sortie en larmes devant les caméras : « Son cœur bat. Elle a demandé à voir ses petits-enfants.
C’est le plus beau miracle de ma carrière. »
Le porte-parole de la police, l’inspecteur-chef Mark Hodgson, a lu le communiqué final d’une voix brisée :
« Christine Wilson a survécu grâce à une force intérieure que nous ne pouvons expliquer. Elle a laissé des petits mots tous les deux jours sur des bouts de papier, comme des balises d’espoir, que nous avons retrouvés ce matin.
Le dernier, daté d’hier : “Je vois la lumière entre les arbres. Je marche vers elle.” Nous pensons qu’elle a essayé de rentrer chez elle, jour après jour, jusqu’à l’épuisement total. Cette femme est l’incarnation du mot courage. »
Ce matin, à 6 h 30, les six petits-enfants ont été autorisés à la voir. L’image, prise par un infirmier et immédiatement devenue virale, montre Christine, perfusée de partout, qui lève faiblement la main pour caresser la joue de sa petite-fille de 8 ans, Lily. Elle a souri.
Et elle a dit, d’une voix à peine audible : « Mamie est revenue du bois. Maintenant, on peut faire des cookies. »
L’Angleterre entière pleure de joie. Le Premier ministre Keir Starmer a tweeté : « Christine Wilson est la preuve que l’espoir ne meurt jamais. » Le roi Charles III a fait porter un énorme bouquet de roses blanches avec une carte : « Vous êtes une héroïne nationale. »
Les médecins restent prudents : les 72 prochaines heures seront décisives. Mais pour la première fois depuis onze jours, la famille dort à l’hôpital, pas chez elle en attendant un corps.
Christine Margaret Wilson, 78 ans, a marché 9 kilomètres dans le froid et l’obscurité, portée par l’amour de ses petits-enfants. Elle a écrit son propre conte de fées. Et elle est revenue.
Le bois de Rendlesham n’a pas gardé son secret pendant onze jours. Hier, il l’a rendue au monde.