Fouilles de l’ancienne « ville des géants » en Éthiopie : une révélation qui pourrait bouleverser l’histoire humaine

Les hautes terres d’Éthiopie, souvent décrites comme l’un des berceaux de l’humanité, viennent une fois de plus de captiver l’attention du monde scientifique. Lors d’une série de fouilles réalisées près de la région de Harlaa, les archéologues affirment avoir mis au jour ce qu’ils appellent désormais « la ville des géants », un site monumental dont l’ampleur et les mystérieuses structures pourraient remettre en question certaines hypothèses établies sur l’évolution des civilisations anciennes en Afrique.
Une découverte inattendue dans un territoire déjà chargé d’histoire
Depuis des décennies, les archéologues soupçonnaient la présence d’un ancien centre urbain sous les couches de terre sèche de Harlaa. Cependant, ils ne s’attendaient pas à découvrir des constructions colossales : murs titanesques, blocs de pierre dépassant plusieurs tonnes, et des structures funéraires d’une taille hors norme.
« Nous pensions trouver un village ancien, mais pas une architecture aussi monumentale. Beaucoup de ces pierres sont si grandes que leur déplacement dépasse les capacités techniques connues des communautés locales de l’époque », explique le professeur Mekonnen Girma, responsable de l’expédition.
De là est né le surnom « ville des géants », repris par la population locale fascinée par cette découverte.
Une architecture qui défie les connaissances actuelles
Les premiers relevés du site montrent :
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Des plateformes de pierre pesant entre 15 et 30 tonnes.
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Des chambres souterraines étonnamment vastes, certaines atteignant plus de 4 mètres de hauteur.
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Des outils en métal d’une facture inhabituelle pour la région et pour la période présumée.
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Des sépultures contenant des squelettes d’une taille supérieure à la moyenne observée dans les populations d’Afrique de l’Est de l’époque.
Aucun élément ne confirme réellement l’existence de « géants », mais l’énigme reste entière, notamment en raison de la disproportion entre les structures et les capacités techniques supposées des sociétés locales datant de plus de 2 000 ans.

Des indices d’un centre commercial oublié
Contrairement à ce que la mythologie locale suggérait, les fouilles des premières maisons et ateliers indiquent que la « ville des géants » aurait pu être un centre d’échanges régional, attirant des marchands venus :
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de la péninsule arabique,
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de la vallée du Nil,
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voire des régions côtières de l’océan Indien.
Des objets exotiques tels que des perles d’Inde, des pièces anciennes du Yémen et des fragments de céramique chinoise ont été retrouvés dans les premières couches excavées, témoignant d’un réseau commercial bien plus vaste qu’on ne l’imaginait.
Pourquoi les habitants ont-ils construit si grand ?
Pour les chercheurs, plusieurs théories émergent :
1. Des techniques avancées aujourd’hui oubliées
Le gigantisme des structures pourrait révéler l’existence de méthodes de levage, de traction ou d’ingénierie ingénieuses, aujourd’hui disparues.
2. Une élite gouvernante cherchant à impressionner
Comme dans de nombreuses civilisations, la taille des monuments pourrait symboliser le pouvoir d’une caste religieuse ou politique.
3. Une tradition culturelle ancienne liée aux mythes locaux
Les peuples de la région racontent depuis des siècles l’histoire des « Harlaa », un peuple de taille immense et aux pouvoirs mystérieux. Les archéologues pensent que ces mythes pourraient s’inspirer de populations réelles dotées d’une stature légèrement supérieure à la moyenne.
Une découverte qui secoue la communauté scientifique

Même si la prudence académique reste de mise, certains experts estiment que ces fouilles pourraient ouvrir une nouvelle page dans la compréhension du développement des premières civilisations africaines.
« Si ce site confirme l’existence d’une société technologiquement plus avancée que ce que nous pensions, il faudra réécrire toute une partie de l’histoire de la Corne de l’Afrique », explique la professeure Danielle Robert, spécialiste en anthropologie historique.
D’autres chercheurs, plus sceptiques, rappellent que la fascination pour les « géants » est un thème fréquent et que seule une analyse méthodique permettra d’éviter les conclusions hâtives.
Et maintenant ? Les prochaines étapes
Les fouilles en Éthiopie sont encore loin d’être terminées. L’équipe internationale prévoit d’utiliser :
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des relevés laser 3D,
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des analyses ADN sur les squelettes,
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des datations au carbone 14,
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des simulations de construction anciennes.
Tous espèrent éclairer ce mystère qui passionne déjà autant les scientifiques que le grand public.
Une ville légendaire devenue réalité
Avec cette découverte spectaculaire, l’Éthiopie confirme une fois de plus son statut de terre d’histoires enfouies et de secrets millénaires. La « ville des géants », longtemps reléguée aux mythes, pourrait bien s’imposer comme l’une des plus grandes révélations archéologiques du siècle — et peut-être remettre en cause notre perception de l’évolution humaine.