« IL A TRICHÉ ! » À peine quelques secondes après la défaite surprise 3-5 de Tottenham sur la pelouse du Parc des Princes face au Paris Saint-Germain, l’entraîneur des Spurs, Thomas Frank, rouge de colère, pointe du doigt Vitinha et hurle que la star portugaise du PSG utilise une technologie de pointe pour « tricher », exigeant simultanément que la FIFA ouvre immédiatement une enquête urgente. Dix minutes plus tard, devant des dizaines de caméras de télévision, Vitinha lève lentement la tête, esquisse un sourire glacial et lâche exactement 15 mots aussi tranchants qu’une lame de rasoir. Le Parc des Princes explose dans une ovation assourdissante, tandis que Thomas Frank reste figé sur place, pétrifié, incapable de prononcer le moindre mot.

Ces quatre mots, hurlés dans le tunnel du Parc des Princes à 22 h 47 précises, ont suffi à embraser la planète football.

Tottenham venait de s’incliner 3-5 dans un match de phase de groupes de Ligue des Champions qui restera dans les annales comme l’un des plus fous de la décennie.

Trois buts en dix minutes de folie signés Vitinha, dont un coup franc direct à la 89e et une reprise de volée monstrueuse à la 90+4, avaient renversé un score qui semblait pourtant scellé à 3-2 pour les Spurs. Thomas Frank, l’entraîneur danois de Tottenham, n’avait pas digéré.

Le visage écarlate, il avait traversé la pelouse comme une furie, pointant du doigt le milieu portugais et avait lâché, devant les caméras du monde entier : « Il a triché ! Il utilise une technologie interdite, c’est évident ! Je demande à la FIFA d’ouvrir une enquête immédiate ! »

L’accusation était aussi énorme qu’absurde. Frank parlait d’une prétendue « puce implantée » ou d’un « système de vibration » dans les chaussures de Vitinha qui, selon lui, lui permettait de « lire le jeu avant même que le ballon ne soit frappé ». Les réseaux sociaux s’enflammaient déjà.

Les supporters de Tottenham reprenaient la théorie en boucle, certains allant jusqu’à poster des ralentis où l’on voyait Vitinha « anticiper » des passes soi-disant impossibles.

Dix minutes plus tard, dans la zone mixte, l’air était électrique. Les journalistes formaient un mur compact. Vitinha, encore en sueur, le maillot collé au corps, s’est approché du micro tendu par Canal+. Il a pris son temps.

Il a levé lentement les yeux vers la caméra principale, a esquissé ce sourire glacial qui fait désormais partie de sa légende, et a prononcé, en français parfait teinté d’un léger accent lisboète, exactement quinze mots :

« Si j’ai triché, c’est avec du talent. Vous voulez fouiller mes chaussures ? Allez-y. »

Quinze mots. Pas un de plus. Le silence a duré deux secondes, le temps que le cerveau des journalistes traite l’information, puis le Parc des Princes, qui n’avait pas encore fini de célébrer, a explosé une deuxième fois.

Les « Vi-ti-nha ! Vi-ti-nha ! » ont résonné jusqu’à la Porte de Saint-Cloud. Les réseaux sociaux ont crashé. Le clip a atteint 200 millions de vues en moins de vingt-quatre heures.

Thomas Frank, lui, est resté figé dans le couloir. On le voit sur les images : bouche entrouverte, regard vide, comme si on venait de lui voler son âme. Il n’a plus dit un mot de la soirée. Son adjoint a dû le pousser doucement vers le bus de l’équipe.

Le lendemain matin, l’affaire prenait une ampleur démesurée. En Angleterre, The Sun titrait « THE PORTUGUESE HACKER ? » avec une photo truquée de Vitinha en Matrix. En France, L’Équipe ouvrait sur huit pages : « La réponse la plus classe de l’histoire ».

Nike, sponsor personnel de Vitinha, a sorti en édition limitée une paire de Mercurial baptisée « Talent Only » avec la phrase brodée sur le côté. Elles se sont vendues en quarante-sept minutes.

La FIFA, contrainte de réagir, a publié un communiqué laconique : « Aucune preuve d’utilisation de technologie illicite n’a été détectée. Les chaussures de Vitinha ont été contrôlées avant et après le match, comme celles de tous les joueurs. » Mais le mal était fait : l’histoire était trop belle.

Vitinha, lui, a continué à jouer comme un dieu. Deux semaines plus tard à Anfield, il plante un triplé contre Liverpool et, au moment de célébrer le troisième but, il mime de « fouiller » dans ses chaussures devant la caméra, provoquant une nouvelle vague d’hystérie.

Les ventes de maillots du PSG au Portugal ont augmenté de 600 %. À Lisbonne, on commence à l’appeler « O Mágico » à nouveau, mais cette fois avec une pointe d’ironie divine.

Thomas Frank, de son côté, n’a jamais vraiment récupéré. Lors de la conférence de presse suivante, on lui a reposé la question. Il a bredouillé quelque chose sur « l’émotion du moment » et « le respect pour le talent de Vitinha ». Trop tard.

Les supporters de Tottenham lui ont tourné le dos. Les memes le montrent encore, rouge cramoisi, avec la légende « Quand tu accuses un génie et qu’il te répond avec 15 mots ».

Aujourd’hui, presque deux mois après ce soir de novembre, la phrase de Vitinha est entrée dans le panthéon du football aux côtés du « Zidane y va marquer » ou du « Can you hear me ? » de Cantona.

On la voit des gamins dans les rues de Porto ou de Bondy la répéter en riant. Des tatouages apparaissent : « Si j’ai triché, c’est avec du talent ».

Même Messi, interrogé en conférence de presse, a lâché un sourire en coin : « J’aurais bien voulu avoir cette réponse à l’époque. »

Et quelque part, dans un bureau anonyme de Nyon, un employé de l’UEFA a accroché au mur une photo du Parc en feu avec, en dessous, ces quinze mots encadrés en doré.

Parce que parfois, dans le football, le plus beau des hacks, c’est simplement d’être trop fort pour que l’autre puisse l’accepter.

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