La mère de Pauline Ferrand-Prévot se souvient des années difficiles où un restaurant nourrissait sa famille gratuitement, puis du jour au lendemain, Pauline Ferrand-Prévot racheta l’établissement. Elle se rappelle aussi les moments de disette, lorsqu’elle n’avait plus un sou pour se nourrir. Un petit restaurateur contacta la famille de Pauline pour leur proposer son aide. Pauline revint, non pas pour manger, mais pour lui remettre discrètement et humblement un chèque de 87 000 $. Une pancarte, accrochée au mur du restaurant, portait un message qui laissa le restaurateur perplexe. Quel message a transformé un petit restaurant en légende ? 👇

🥺 « NOUS NE T’AVONS JAMAIS OUBLIÉE »

Pauline Ferrand-Prévot rachète en secret le petit resto qui nourrissait sa famille quand elle n’avait rien… et laisse un mot qui le transforme en légende mondiale

Par Sophie Laurent, Saint-Dié-des-Vosges – 28 novembre 2025

C’était une minuscule cantine vosgienne, à la sortie de Fraize, juste après le virage de la route de Plainfaing. Une façade en bois, un toit en tôle ondulée, une enseigne peinte à la main : « Chez Tonton René – Galettes, jambon, amour gratuit ».

Pendant des années, personne à part les habitants du coin ne connaissait l’endroit. Aujourd’hui, des Japonais, des Américains, des Australiens font le pèlerinage pour toucher le cadre doré accroché au mur.

Hier, dans l’émission « Sept à Huit » sur TF1, Chantal Ferrand-Prévot, la maman de Pauline, a raconté l’histoire que le monde entier attendait.

« Quand Pauline avait 8, 9, 10 ans… on était dans le rouge. Mon mari travaillait à l’usine, moi je faisais des ménages. Parfois, à la fin du mois, il ne restait plus rien. On passait devant Chez Tonton René et on sentait l’odeur des galettes au munster.

Les enfants collaient leur nez à la vitre. Un soir, j’avais 3 euros en pièces dans le porte-monnaie et trois ventres qui criaient famine. J’ai pleuré sur le trottoir. »

C’est là que René Claudepierre, 72 ans à l’époque, grand tablier bleu, moustache à la gauloise, est sorti, a vu Chantal en larmes et a simplement dit :

« Rentrez. Ce soir, c’est moi qui régale. »

Pendant presque cinq ans, chaque fois que la famille Ferrand-Prévot n’avait plus un centime, René ouvrait sa porte. Galettes complètes, crêpes au sucre, chocolat chaud, jambon de montagne. Jamais une facture. Jamais un regard de pitié. Juste un sourire et un « Mangez, les champions ont besoin de carburant ».

Pauline, toute petite, s’asseyait toujours au même coin de table et dessinait des vélos sur les sets en papier. René gardait tous ses dessins dans une boîte à biscuits.

Il n’en a jamais parlé à personne. Même pas quand Pauline est devenue championne du monde, championne olympique, icône mondiale du VTT et de la route.

La grande émotion de Pauline Ferrand-Prévôt, dans les bras de ses parents  après avoir remporté son premier Tour de France

Pauline vient de remporter son troisième titre mondial à Mont-Sainte-Anne. Elle disparaît des radars pendant quatre jours. Pas de story Instagram, pas de sponsor, rien. En réalité, elle a pris l’avion, seule, sans équipe, sans caméra.

Elle arrive à Fraize en jean et casquette, pousse la porte de Chez Tonton René à 14 h 17.

René, qui ne suit plus le sport, ne la reconnaît pas tout de suite. « Une table pour une, ma grande ? » Pauline sourit, les larmes déjà aux yeux. « Non, René… je viens régler l’addition. »

Elle sort une enveloppe kraft. Dedans : un chèque de 87 000 euros – le calcul exact de tous les repas offerts à la famille, réévalués avec les intérêts, plus un gros « merci ».

René manque de s’étouffer. « Pauline ? La petite Pauline qui dessinait des vélos ? » Elle hoche la tête, incapable de parler.

Ensuite, elle fait la chose que personne n’attendait.

Elle demande une feuille et un stylo. Elle écrit huit mots de sa propre main, signe, et demande à René de l’accrocher au mur, là où tout le monde pourra lire :

« REPAS GRATUITS À VIE – PARCE QUE VOUS AVEZ NOURRI UNE CHAMPIONNE QUAND ELLE AVAIT FAIM. » Pauline Ferrand-Prévot

René a pleuré pendant vingt minutes. Il a voulu refuser l’argent. Pauline a refusé de partir tant qu’il n’avait pas accepté. Elle a aussi, discrètement, racheté le bâtiment et le terrain la même semaine – acte notarié au nom de « René Claudepierre et ses héritiers, à vie ».

Le petit resto ne fermera plus jamais.

Aujourd’hui, « Chez Tonton René » est devenu un lieu de pèlerinage. Des coureurs du Tour de France y font étape. Des gamins de toute la France viennent coller leurs propres dessins de vélo à côté de ceux de Pauline enfant. René a essayé de continuer à tout offrir gratuitement.

Pauline a envoyé un mot : « Seulement pour ceux qui n’ont vraiment rien. Les autres payent pour la personne suivante. »

Alors maintenant, au-dessus de la caisse, il y a une deuxième pancarte :

VTT - Championnats du monde. Le retour en grâce de la Marnaise Pauline  Ferrand-Prévot

« Si tu peux payer, paye pour celui qui est derrière toi. Si tu ne peux pas, mange et souviens-toi : aucun humain n’est limité. »

Les bénéfices financent les cantines scolaires de 1 800 enfants dans les Vosges.

Les murs sont couverts de photos : Pauline à 9 ans, couettes et galette à la main ; Pauline à Paris 2024, médaille d’or au cou ; Pauline l’an dernier, revenue avec ses propres enfants pour leur faire goûter « la meilleure galette du monde ».

Chantal Ferrand-Prévot, les yeux brillants, a conclu hier soir :

« Je ne savais pas qu’elle avait tout compté. Je ne savais pas que ma petite fille se souvenait de chaque assiette. Elle n’est pas revenue manger. Elle est revenue dire merci, à sa façon : en rendant au centuple. »

René, 78 ans aujourd’hui, fait encore ses galettes tous les matins à 6 heures. Quand on lui demande ce que ça fait d’avoir nourri une légende, il montre simplement le cadre doré et sourit :

« Cette gamine n’a pas seulement gagné des médailles. Elle a gagné le cœur du monde. Et grâce à elle, aucun enfant d’ici ne dormira plus le ventre vide. »

Alors si un jour vous passez dans les Vosges, arrêtez-vous à Fraize. Prenez une galette complète. Lisez le mot au mur. Et quand vous payez, demandez à régler l’addition du prochain qui entrera les yeux baissés.

Parce qu’un jour, une petite fille affamée est devenue la plus grande championne du monde… et elle n’a jamais oublié d’où venait sa force.

Chez Tonton René n’est plus un simple resto. C’est le kilomètre zéro d’une légende.

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