La tension entre le Paris Saint-Germain (PSG) et l’équipe de France atteint un point de non-retour après les blessures graves d’Ousmane Dembélé et Désiré Doué lors du match de qualification pour la Coupe du monde 2026 contre l’Ukraine, le 5 septembre 2025. Le PSG, champion d’Europe en titre, a déposé une plainte officielle auprès de la Fédération Française de Football (FFF), accusant l’entraîneur des Bleus, Didier Deschamps, d’avoir ignoré des recommandations médicales cruciales. Selon le club, l’ego démesuré de Deschamps aurait conduit à des décisions irresponsables, causant des pertes financières et sportives majeures pour le PSG, notamment avec l’absence des deux joueurs pour les matchs cruciaux de la Ligue des champions.
Dembélé, favori pour le Ballon d’Or après avoir porté le PSG vers son premier titre européen, est écarté pour six semaines en raison d’une blessure au tendon d’Achille, tandis que Doué, jeune prodige, souffre d’une déchirure au mollet qui le tiendra éloigné des terrains pendant quatre semaines. Ces blessures, survenues lors de la victoire 2-0 contre l’Ukraine, ont privé le PSG de deux piliers pour ses confrontations face à l’Atalanta (17 septembre) et au FC Barcelone (1er octobre). Le club parisien affirme avoir fourni à l’équipe de France des données médicales précises sur la charge de travail et les risques de blessures de ses joueurs, mais déplore un « manque total de consultation » avec son staff médical.

Dans une déclaration cinglante, le PSG qualifie ces blessures de « graves et évitables », pointant du doigt la gestion autoritaire de Deschamps. « Les intérêts du club et de la sélection ne devraient pas diverger au détriment de la santé des joueurs », a écrit le PSG, exigeant un protocole médico-sportif plus transparent et collaboratif. Cette prise de position a enflammé les débats, certains fans soutenant le PSG, tandis que d’autres défendent Deschamps, arguant que le risque de blessure est inhérent au football.

Deschamps, de son côté, se défend en affirmant avoir agi avec professionnalisme. « Nous avons évalué les joueurs avant chaque session, en tenant compte de leur ressenti », a-t-il déclaré avant le match contre l’Islande. Pourtant, des révélations troublantes, relayées par RMC Sport, suggèrent que Dembélé n’a pas été ménagé malgré des alertes sur sa condition physique, notamment sa vitesse maximale limitée à 29 km/h en entraînement, loin de ses standards habituels de 34 km/h. Cette négligence présumée alimente la colère du PSG, qui voit son projet sportif fragilisé.
Cette affaire soulève des questions plus larges sur la gestion des joueurs entre clubs et sélections nationales. Avec une saison surchargée, marquée par la Coupe du monde des clubs et un calendrier infernal, le PSG pourrait pousser pour des réformes structurelles. En attendant, le bras de fer entre le club et Deschamps promet de faire couler beaucoup d’encre, tandis que les supporters parisiens espèrent un retour rapide de leurs stars.