“Vous pensez que vous êtes qui ? Le PSG n’est qu’un club riche qui achète des titres, sans âme, sans vraie histoire ! À part claquer de l’argent pour des stars, vous ne contribuez à rien pour le football français ni pour le monde ! Qu’est-ce que vous foutez dans ce sport ?”

Dans le monde aux enjeux élevés du football européen, peu de clubs suscitent autant d’attention, d’envie et de vitriol que le Paris Saint-Germain. Financé par la richesse qatarie depuis 2011, le PSG est passé d’une équipe française de niveau intermédiaire à une puissance mondiale, récoltant les titres de Ligue 1 avec une cohérence implacable tout en poursuivant l’insaisissable couronne de l’UEFA Champions League.

Pourtant, malgré tous leurs succès sur le plan national, le discours autour du PSG reste obstinément négatif dans certains milieux : ils sont accusés de manquer d’âme, d’acheter le succès plutôt que de le gagner grâce à la tradition ou au développement de l’académie, et de contribuer guère au-delà de dépenses flashy à l’écosystème du football au sens large. Ces critiques ont atteint leur paroxysme début février 2026, au moment même où le club faisait face à un obstacle inattendu dans sa campagne en Ligue des champions.

L’édition 2025/26 de la première compétition de clubs d’Europe a introduit un format remanié, élargissant la phase de championnat à 36 équipes et ajoutant un tour de barrage à élimination directe pour celles terminant entre la 9e et la 24e place. Le PSG, champion en titre après avoir finalement remporté le trophée la saison précédente, est entré dans la campagne avec des attentes exorbitantes.

Sous le style pragmatique mais offensif de Luis Enrique, l’équipe avait mêlé des stars chevronnées à des talents émergents, marquant de manière prolifique : 51 buts au cours de la seule année civile 2025 lors des matches de Ligue des champions, dépassant de loin n’importe quel rival. Cependant, des incohérences se sont glissées lors de la phase de championnat. Des nuls contre des adversaires coriaces comme Newcastle United au Parc des Princes et des défaites serrées ailleurs les ont laissés en dehors des places de qualification automatique pour les huitièmes de finale.

Au lieu de cela, le PSG s’est retrouvé intégré aux barrages de la phase à élimination directe, tirés au sort contre son rival national, l’AS Monaco, dans un match aller-retour prévu à la mi-février.

La perspective d’affronter Monaco – un club avec une fière histoire, un parcours de formation de jeunes et un don pour bouleverser des budgets plus importants – a ajouté de l’huile sur le feu. Pour les critiques, c’était la preuve que l’empire du PSG était construit sur le sable. A peine le tirage au sort fut-il confirmé que le chœur familier des détracteurs s’amplifia. Parmi eux se trouvait Pierre Ménès, l’expert vétéran du football français dont le style grandiloquent et les opinions sans filtre ont fait de lui un paratonnerre de controverse au fil des années.

Connu pour son passage sur Canal+ et plus tard sur ses propres plateformes, Ménès a longtemps été une épine dans le pied du PSG, fustigeant fréquemment le club pour son manque d’authenticité perçu, sa dépendance à l’argent du pétrole et son incapacité à véritablement dominer l’Europe malgré ses ressources. De nombreux supporters le considèrent comme l’emblématique d’un snobisme parisien de la vieille garde mêlé à un sentiment anti-Qatar, et ses commentaires suscitent souvent des réactions furieuses de la part des fans du club.

Après le dernier match du PSG en phase de championnat – un match nul 1-1 contre Newcastle qui a scellé son sort en barrages – Ménès a pris les ondes avec un monologue cinglant qui est rapidement devenu viral. Debout dans un studio baigné d’un éclairage dramatique, il s’est lancé dans une tirade qui résume des décennies de ressentiment envers le club.

“Vous pensez que vous êtes qui ? Le PSG n’est qu’un club riche qui achète des titres, sans âme, sans vraie histoire ! À part claquer de l’argent pour des stars, vous ne contribuez à rien pour le football français ni pour le monde ! Qu’est-ce que vous foutez dans ce sport ?” Ces mots, prononcés avec un dédain théâtral, ont résonné sur les réseaux sociaux, les forums et les médias.

Pour les partisans de Ménès, c’était une dose rafraîchissante d’honnêteté ; pour les supporters du PSG, il s’agissait d’un nouvel exemple de partialité et de jalousie envers un club qui avait bouleversé l’ordre établi.

La déclaration a fait l’effet d’une grenade dans le milieu du football français. Les débats ont fait rage en ligne, avec des hashtags tendance pendant des heures. Certains experts ont défendu Ménès, arguant que sa critique mettait en lumière des préoccupations légitimes concernant le dopage financier et l’érosion de l’équilibre concurrentiel. D’autres l’ont condamné comme une xénophobie dépassée, soulignant que l’investissement du PSG avait rehaussé le profil mondial de la Ligue 1, attiré les meilleurs talents en France et forcé d’autres clubs à se professionnaliser.

Les politiciens ont même pris la parole, des personnalités de tous bords profitant de l’occasion pour discuter de sport, d’argent et d’identité nationale. Le moment n’aurait pas pu être pire pour le PSG : des blessures avaient frappé l’équipe plus tôt dans la saison et des rumeurs de tensions dans les vestiaires avaient fait surface dans les médias. Une élimination en Coupe nationale avait déjà assombri l’ambiance, et désormais le rêve de la Ligue des Champions ne tenait plus qu’à un fil face à une équipe monégasque motivée.

Pourtant, immédiatement après le match nul de Newcastle, alors que les joueurs quittaient le terrain sous les projecteurs du Parc des Princes, quelque chose d’inattendu s’est produit. Le protocole d’après-match prévoyait de brefs entretiens, et Luis Enrique, le tacticien espagnol qui avait guidé le PSG vers son premier triomphe en Ligue des champions l’année précédente, a été conduit vers le micro du terrain. Habituellement mesuré un

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