VÉRITÉ HORRIFIANTE : Derrière son doux sourire se cache la tueuse en série la plus meurtrière d’Italie, qui transformait ses victimes en savon et en gâteaux au thé
Pendant des années, elle a été perçue comme une femme ordinaire : une mère attentionnée, une voisine serviable, une commerçante souriante dont la présence rassurait tout un quartier. Mais derrière ce visage aimable se dissimulait l’un des secrets les plus macabres de l’histoire criminelle italienne. Sous son apparence douce et parfaitement banale, Leonarda C., davantage connue aujourd’hui comme la Savonnière de Correggio, menait une double vie d’une cruauté inimaginable : elle assassinait ses victimes, puis transformait leurs corps en savon parfumé… et en gâteaux qu’elle servait parfois à des visiteurs innocents.

Une femme au passé sombre, prisonnière de ses superstitions
Née dans une Italie pauvre et superstitieuse du début du XXᵉ siècle, Leonarda grandit dans un environnement marqué par la violence, la souffrance et l’obsession du destin. Persuadée depuis l’enfance qu’une malédiction pesait sur elle, elle avait développé une obsession pathologique pour les arts occultes, les présages et les rituels protecteurs. Les tragédies successives – plusieurs fausses couches, la mort de ses enfants, la précarité constante – n’ont fait qu’alimenter son inquiétante dérive mentale.
Lorsqu’en 1939 son fils préféré fut appelé à la guerre, la peur de le perdre devint insupportable. Convaincue qu’un “sacrifice humain” permettrait d’épargner la vie du jeune soldat, Leonarda bascula définitivement dans l’horreur.
Les victimes : attirées par une promesse, piégées par la douceur
Ses victimes étaient généralement des femmes vulnérables qu’elle connaissait bien : des voisines, des clientes, parfois même des amies. Elle leur promettait un emploi dans une autre ville, un mariage arrangé ou une nouvelle vie brillante à l’étranger. Séduites par ses mots chaleureux et son regard bienveillant, elles acceptaient de la suivre.
Mais derrière la porte fermée de sa petite maison, la réalité prenait un tour terrifiant.
Leonarda les assassinait brutalement, avant d’utiliser des techniques artisanales macabres pour se débarrasser des corps. Dans une marmite massive qu’elle gardait dans son arrière-boutique, elle faisait bouillir des morceaux de chair, mélangeait graisses humaines et produits chimiques, puis transformait la mixture en savon, qu’elle offrait parfois à ses voisins. Avec le sang séché, elle préparait aussi des biscuits et de petits gâteaux au thé, qu’elle servait à des visiteurs sans méfiance.
Les gâteaux au sang humain : un détail qui glace le sang
Lors de son arrestation, ses aveux ont horrifié l’Europe. Non seulement elle reconnaissait ses crimes, mais elle décrivait avec calme – presque avec fierté – la manière dont elle utilisait chaque partie du corps. Pour elle, rien ne devait être gaspillé. Tout avait une “fonction”.
Son témoignage glaçant devant les juges reste encore aujourd’hui l’un des passages les plus effroyables des archives criminelles italiennes.
« Ma pâte était légère, moelleuse, et tout le monde adorait mes petits gâteaux. Ils n’imaginaient pas ce qu’ils mangeaient. »
Cette phrase, prononcée avec un sourire, hante encore les enquêtes criminelles du pays.

La chute : une disparition trop visible
Pendant plusieurs années, ses crimes sont restés invisibles, camouflés derrière son image de femme irréprochable. Mais un jour, une des victimes annoncées comme “partie vivre ailleurs” ne donna plus aucune nouvelle à sa famille. Une enquête discrète fut lancée. Les contradictions de Leonarda, ajoutées à l’odeur étrange qui se dégageait fréquemment de sa maison, éveillèrent rapidement les soupçons.
La police fit une perquisition. Ce qu’elle découvrit dépassait tout entendement :
– un grand chaudron encore tiède,
– des résidus humains,
– des pots remplis de graisses fondues,
– et des recettes écrites à la main où figuraient des ingrédients… particulièrement inhabituels.
Face aux preuves accablantes, Leonarda avoua tout, sans la moindre trace de remords.

Un procès qui choque l’Italie
Lors de son procès, la salle était pleine à craquer. Journalistes, médecins, curieux et familles endeuillées venaient assister à ce spectacle morbide. Leonarda, calme et parfaitement maquillée, racontait ses crimes comme si elle parlait d’un simple rituel domestique.
Elle se disait « fière » d’avoir protégé son fils et « satisfaite » d’avoir utilisé son savoir-faire pour transformer les corps “avec respect”.
Ce manque total d’émotion la transforma immédiatement en monstre légendaire.
De la femme ordinaire au mythe macabre
Aujourd’hui encore, l’histoire de cette femme continue d’effrayer et de fasciner. Comment une personne aussi douce en apparence pouvait-elle cacher une telle monstruosité ? Comment une mère aimante a-t-elle pu basculer dans l’inhumain ?
Les criminologues affirment que son cas est l’un des plus rares : un mélange détonant de superstition extrême, de narcissisme, de traumas et de folie soigneusement dissimulée derrière une façade de normalité.
La Savonnière de Correggio reste un symbole glaçant : celui d’un mal profondément enfoui sous un sourire, et d’un monstre qui, pendant des années, a su se fondre parfaitement dans le quotidien d’une petite ville italienne.
Car derrière ses airs de femme simple et bienveillante, se cachait la tueuse en série la plus terrifiante d’Italie – une femme qui a transformé la cruauté absolue en gestes domestiques, et l’horreur en apparente normalité.