« JE LES AI TOUJOURS PRÉVENUS, MAIS IL N’A JAMAIS CORRIGÉ CES ERREURS… ET MAINTENANT, ÇA S’EST PRODUIT »

Patrick Roy sort du silence et met le feu aux poudres après la défaite des Canadiens contre les Sabres
Montréal, le 13 mai 2026 – L’ancienne légende des Canadiens de Montréal et membre du Temple de la renommée, Patrick Roy, a brisé son silence de manière explosive suite à la défaite crève-cœur de 3-2 des Canadiens contre les Buffalo Sabres lors du match no 4 des quarts de finale. Dans une entrevue accordée à TVA Sports, le quadruple vainqueur de la Coupe Stanley n’a pas mâché ses mots et a lancé un véritable réquisitoire contre la direction et le vestiaire du Tricolore.
« J’ai toujours averti à propos de ces problèmes, mais il n’a jamais corrigé ces erreurs… Et maintenant, ça s’est produit », a déclaré Patrick Roy d’une voix grave et visiblement frustrée. L’ancien gardien vedette, qui suit encore de très près la destinée de son ancienne équipe, n’a pas hésité à pointer du doigt les lacunes récurrentes qui minent les performances des Canadiens depuis plusieurs saisons.
Un avertissement clair et sans filtre

Selon Roy, trois joueurs en particulier posent problème et doivent être écartés immédiatement s’il veut que l’équipe avance. Bien qu’il n’ait pas nommé explicitement les intéressés lors de l’entrevue, des sources proches de l’organisation confirment que les critiques visent principalement le gardien Jakub Dobeš, le capitaine Nick Suzuki (pour son manque d’impact offensif dans les moments cruciaux) et l’attaquant Alex Newhook, dont les erreurs défensives répétées ont été soulignées à plusieurs reprises cette saison.
« Ces trois joueurs ont du talent, personne ne le conteste, mais à ce niveau et dans les séries éliminatoires, le talent ne suffit plus. Il faut de la rigueur, de la discipline et surtout de la constance. Actuellement, on voit les mêmes erreurs match après match. Si rien ne change, on va continuer à perdre de cette façon », a insisté le gagnant du trophée Conn Smythe en 1986 et 1993.
Patrick Roy, qui avait déjà exprimé publiquement ses inquiétudes à plusieurs reprises cette saison, semble avoir atteint ses limites. « J’aime cette équipe. J’ai donné les plus belles années de ma carrière à Montréal. Ça me fait mal au cœur de les voir répéter les mêmes fautes année après année. »
Un climat tendu à l’intérieur du vestiaire

La sortie de Patrick Roy intervient dans un contexte déjà très lourd à Montréal. Après la défaite de lundi soir, plusieurs joueurs auraient eu une discussion animée dans le vestiaire. Martin St. Louis, l’entraîneur-chef, aurait tenté de calmer ses troupes, mais la tension est palpable. Selon des sources internes, certains vétérans partageraient en privé les mêmes préoccupations que Roy.
Le dossier Jakub Dobeš est particulièrement sensible. Le jeune gardien tchèque de 24 ans a été critiqué sévèrement après avoir accordé trois buts contestables. Bien que Martin St. Louis ait tenté de le protéger en conférence de presse, la pression médiatique et celle des partisans devient insoutenable.
Quant à Nick Suzuki, capitaine courageux mais visiblement diminué physiquement ces derniers temps, il semble porter le poids d’une équipe qui manque cruellement de profondeur offensive. Alex Newhook, quant à lui, continue d’alterner les matchs brillants et les erreurs coûteuses en zone défensive.
Le message de Roy entendu jusqu’à la direction ?
Kent Hughes, le directeur général des Canadiens, n’a pas encore réagi publiquement aux déclarations de Patrick Roy. Cependant, plusieurs observateurs estiment que ce genre de sortie venant d’une légende vivante du club ne peut pas être ignoré. Roy reste l’un des visages les plus respectés de l’histoire de la franchise. Ses paroles ont souvent un poids considérable.
« Patrick n’est pas du genre à parler pour rien dire. S’il sort publiquement comme ça, c’est qu’il pense vraiment que l’organisation est à la croisée des chemins », analyse l’ancien joueur et analyste Michel Therrien.
Du côté des partisans, la réaction est partagée. Beaucoup saluent le courage de Roy de dire tout haut ce que plusieurs pensent tout bas. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #RoyHasReason et #CleanHouse trend depuis hier soir. D’autres, plus modérés, rappellent que Roy lui-même avait connu des périodes difficiles en tant qu’entraîneur et qu’il faut parfois de la patience.
Une franchise à la recherche d’identité
Depuis le départ de Carey Price et la reconstruction entamée il y a quelques années, les Canadiens tentent de retrouver leur gloire d’antan. Les séries éliminatoires 2026 devaient marquer un tournant. Pour l’instant, l’équipe est menée 3-1 dans la série et risque l’élimination dès le prochain match.
Patrick Roy a conclu son intervention par un message clair adressé à la direction : « Il faut prendre des décisions difficiles. On ne peut plus se permettre de garder des joueurs qui ne répondent plus aux exigences du plus haut niveau. Montréal mérite mieux. Les partisans méritent mieux. »
L’avenir dira si ces paroles fortes seront suivies d’effets concrets. Une chose est certaine : la pression n’a jamais été aussi forte sur Martin St. Louis, Kent Hughes et l’ensemble du vestiaire.
En attendant le match no 5, prévu dans deux jours au Centre Bell, les Canadiens devront non seulement trouver des solutions sur la glace, mais aussi répondre aux questions légitimes posées par l’une de leurs plus grandes légendes encore vivantes.
Patrick Roy n’a peut-être plus l’uniforme, mais il reste, aujourd’hui encore, la voix d’une exigence et d’une fierté qui ont fait la grandeur des Canadiens de Montréal.